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trollRando-Lofoten est né en 2012 de la passion d’une poignée de randonneurs pour l’archipel des Lofoten. L’engouement suscité par le site a dépassé de loin toutes nos attentes et nous a motivé dans notre travail de bénévoles et de néophytes du web.

Construit à la base autour d’une dizaine de randonnées, le site en propose aujourd’hui près de quatre-vingt-dix et s’apprête à en publier 20 nouvelles d’ici la fin de l’été 2017 !

Vous êtes nombreux à nous remercier, par email ou sur le forum et cela nous rempli de bonheur, mais nous pensons que Rando-lofoten pourrait être encore meilleur grâce à votre contribution. Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’argent, le site restera toujours gratuit ;-) Ce que nous attendons en revanche des utilisateurs, c’est une participation concrète à l’amélioration du contenu et plus généralement à son développement.

Si vous êtes intéressé par cette démarche participative, voilà quelques idées simples pour y contribuer...

Vous appréciez ce site et les informations qu’il apporte?
  Parlez-en autour de vous, à vos amis et sur les forums

Vous ne trouvez pas les réponses à vos questions ou vous souhaitez que nous traitions des sujets précis sur les îles Lofoten?
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Vous souhaitez faire part de votre expérience ou de votre avis sur les îles Lofoten (votre voyage, vos treks et vos randonnées)?
  Contactez-nous et nous publierons vos articles et photos sur le site

Le site Rando-lofoten est aujourd’hui visité par plus de 20 000 internautes chaque mois. Imaginez à quel point l’intérêt de ce site pourrait être décuplé, si seulement 1% des visiteurs apportaient leur contribution. Rando-lofoten a besoin de vous, ce site est le vôtre, alors profitez-en !

L’équipe de Rando-Lofoten

Enfin un Topo guide complet des Lofoten !

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Randonner aux îles Lofoten

Nouvelle édition 2017

(Disponible sur Amazon)

- 60 randonnées à la journée
- 5 nouvelles randonnées sur l'île de Værøya
- 1 trek de 11 jours
- 224 Pages
- 325 illustrations couleurs, dont 89 cartes

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En France :

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Tél: +33 02 99 79 68 47 - www.librairie-voyage.com
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Le Vent des Routes S.A.
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En Norvège :

(Version anglaise uniquement)
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Storgata 8,

8370 Leknes - NORWAY
Tél: +47 76 07 59 38
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En Belgique :

(Version anglaise et française)
ANTICYCLONE DES ACORES

Rue fossé aux Loups 34
1000 Bruxelles - Belgique

T él: +32 02/217 52 46 -  www.anticyclonedesacores.be
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VÆRØYA - La perle du sud

Hiking Lofoten Islands Nordlandsnupen1

Pendant longtemps nous avons fait l’impasse sur l’île de Værøy et il était temps de réparer cette injustice. Cette petite île, qui se situe à seulement 1h30 de ferry* au sud des Lofoten, est un vrai bonheur pour les randonneurs.

Que ce soit sur ces sommets arrondis ou sur ses côtes magnifiques, la quasi totalité de l’île est praticable à pieds par tout type de randonneur. De plus, et contrairement au reste des Lofoten, un véritable effort a été fait dans le balisage et l’entretien des sentiers/chemins. Vous trouverez des départs de sentiers marqués, avec des indications de distances et de temps pour chacun d’entre eux. Les sentiers sont balisés (points de peinture rouge) et de jolis panneaux explicatifs ont été placés dans les différents points d’intérêts avec des photos d’époque et des explications en Norvégien et en Anglais.

Au-delà de toutes ces attentions à destinations des randonneurs, l’île de Værøy est magnifique, les paysages y sont variés et il y règne une atmosphère toute particulière qui dans les beaux jours d’été lui donne un petit côté méridional malgré sa latitude…

Si vous souhaitez découvrir cette île paisiblement il vous faudra 2 à 3 jours sur place, surtout si vous n’avez pas d’autre moyen de locomotion que vos jambes (Il n’y a pas de transports publics une fois sur l’île). Il est difficile d’être hébergé sur l’île (il y a peu d’hébergements qui sont souvent complets) mais il est possible de camper partout, dès que vous êtes hors du village de Værøy (du même nom que l’île). Contrairement au reste des îles Lofoten, il y a peu de points d’eau sur Værøy, vous aurez donc à en tenir compte lors de vos marches.

Retrouvez sur ce site les Topos des plus belles randonnées de l’île de Værøy

*Horaires ferry Værøy :
Haute saison
Basse saison

L’équipe Rando-Lofoten

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Raquettes à neige et aurores boréales

île de Seiland (Laponie norvègienne)

Circuit raquettes 8 jours - à partir de 1400€*/personne

Séjour raquettes île de Seiland, Laponie, Norvège

Rando-Lofoten et l’agence de voyage Exploranor vous propose un nouveau circuit sur l'île de Seiland. Véritable perle naturelle située à l’extrême nord de la Norvège, l'île de Seiland abrite un Parc National encore totallement méconnu du grand public. Loin du tourisme de masse, voire du tourisme tout court, Seiland offre mille possibilités de randonnées et d'excursions en raquettes dans des paysages eneigés grandioses. Le soir - si la météo et l'activité solaire sont de la partie, c'est le lieu idéal pour l'observation des aurores boréales.

Découvrez le circuit complet

* pour toute inscription avant le 15/12/2017, voir conditions sur le site exploranor.fr

Trek sportif de 4 jours au sud des Lofoten

Trek de 4 jours aux îles Lofoten - Norvège

Ce trek très sportif est un condensé des plus beaux sommets de l’île de Moskenesøya. Il s’adresse aux personnes qui n’ont pas le temps de se lancer dans des treks plus longs, telle la grande traversée des Lofoten, mais qui souhaitent se dépenser physiquement dans des paysages de haute-montage. Il est nécessaire d’avoir une expérience de la montagne et un bon sens de l’orientation, car au-delà du dénivelé et des distances à parcourir, la plupart du parcours s’effectue hors sentier, dans un terrain sauvage et accidenté...

3 ou 4 jours – Départ : Sørvågen / arrivée : Reine
Distance totale : 39km, dénivelé +/- 3600m, altitude maximum 1029m
Saison : juillet, août et septembre
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Téléchargez les cartes des Lofoten

Découvrez toutes les cartes des îles Lofoten à l’échelle 1:50 000 (UTM33) téléchargeables gratuitement sur notre sitebandeau-lofoten Ce fond de carte, de l’institut national de cartographie norvégien (Kartverket), est proposé en haute définition sur 10 cartes au format TIFF.  Indispensable pour bien préparer vos randonnées, treks et trekkings aux îles Lofoten…

Frikart.no, téléchargez le fond de carte Norvège gratuit pour votre GPS Garmin® !

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Le site frikart.no propose des cartes téléchargeables et entièrement gratuites ! La précision de ces dernières est, à notre avis, équivalente à celle des cartes payantes disponibles sur le marché.
En plus, frikart.no propose un fichier unique pour l’ensemble de la Norvège (au lieu de 10 pour celles de la marque Garmin® par exemple).

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Aurores Boréales aux Lofoten

Découvrez la flore des Îles Lofoten

Flore des îles Lofoten (www.rando-lofoten.net)

Stéphane Martineau, botaniste et Accompagnateur en Montagne a participé à la rédaction de différents livres de randonnées «nature» et faune pyrénéenne, il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages sur les plantes sauvages comestibles. Depuis plusieurs années, son métier de guide l’a amené à arpenter les sentiers des Lofoten durant la belle saison. Il livre à travers cet article, le fruit de ses observations ainsi que des clés pour mieux comprendre cet étonnant mélange de végétation alpine et maritime, si particulier aux îles Lofoten.

Lire l'article

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"Le Raid Lapon" un trek exceptionnel

île de Seiland (Laponie norvègienne)

Trek engagé 8 jours - à partir de 1650€*/personne

Trek avec bivouac à Seiland, Laponie, Norvège - photo Andre Larsen

Rando-Lofoten et l’agence de voyage Exploranor proposent ensemble un trek sportif dans le Grand Nord. Qui n’a pas rêvé un jour de partir à l’Aventure, la vraie? Celle d’un Jack London ou d’un Roald Amundsen drapé dans l’immensité blanche de l’hiver arctique! C’est dans cet esprit que nous avons créé, pour les plus courageux et les mieux entrainés d’entre vous, le Raid Lapon sur l’île de Seiland au large de la ville de Hammerfest. 

Découvrez le circuit complet

* pour toute inscription avant le 15/12/2017, voir conditions sur le site exploranor.fr

La Grande Traversée des Lofoten

La grande traversée des Lofoten (Trek de 11 jours)

Depuis que Rando-lofoten existe, un certain nombre de visiteurs nous font part de leur intérêt pour un itinéraire de trek permettant de traverser l’archipel d’un bout à l’autre. La traversée d’une région, du nord au sud ou d’est en ouest, permet souvent au voyageur de se fixer un objectif motivant quand il se trouve face à l’inconnu, mais au-delà du défi physique ou psychologique qu’un tel projet peut représenter, il nous semble important de ne pas perdre de vue que la marche est avant tout une affaire de découverte et de plaisir.

En mettant en place l’itinéraire que nous vous proposons ici, nous avons tenté de résoudre au mieux les contraintes suivantes :

  • Ne pas passer à côté des endroits les plus emblématiques des îles
  • Eviter au maximum les portions de route goudronnée
  • Passer le plus régulièrement possible à proximité de points de ravitaillement (magasins, stations essence) afin de vous éviter un trop gros sac à dos !

Enfin, cet itinéraire n’est pas le seul possible. Un grand nombre des randonnées proposées sur le site Rando-lofoten ne se trouvent pas directement sur le parcours de cette traversée, mais sont facilement accessibles sous forme d’extensions, si vous en avez le temps et l’envie ! La durée/distance des étapes que nous proposons ici est uniquement une suggestion basée sur un bon niveau de marche et une météo favorable, elle peut être adaptée en fonction de ces différents critères. Si vous campez, il vous sera possible de bivouaquer quasiment partout sur les îles à conditions bien sur de respecter les règles en vigueur. Pour le ravitaillement en eau il est possible partout et sur toutes les étapes, par contre vous trouverez assez peu de magasins de nourriture sur votre chemin. Nous avons noté les points de ravitaillement en nourriture sur ou à proximité de cet itinéraire (magasins, restaurants, stations essence) qui existaient en 2014. Cependant et afin d’éviter toutes déconvenues, il peut être avisé de vérifier les horaires d’ouverture de ces points de ravitaillements une fois sur place, au départ de chaque étape pour l’étape suivante.

Si vous avez des suggestions pour améliorer cet itinéraire, n’oubliez pas que Rando-lofoten est avant tout un site participatif, faites nous part de vos suggestions sur le forum ou par email.

La traversée des lofoten en 11 étapes
description détailée de l'itinairaire
160km et 9193m de dénivelé positif
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Récit de la traversée des Lofoten à pieds

Deux semaines en autonomie presque complète pour découvrir ces magnifiques îles à pied et ainsi profiter pleinement de cette nature sauvage et étonnante.

240 km à pied comptabilisés, 11 500 m D+, 16 kg et 15 kg le poids de nos sacs

GT Lofoten cover

Nous sommes en couple, âgé de 56 et 58 ans. Nous pratiquons le trail et la marche nordique et nous sommes habitués aux épreuves de longues distances en une fois (40 - 65 - et même 120 km pour mon mari) mais pas du tout aux treks et camping de plus d'une nuit...

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Les lofoten vu du ciel

Découvrez cette fantastique vidéo réalisé par Alex.

 Alex « Rudankort » Shargin est un passionné de l’arctique norvégien depuis longtemps. Suite à un voyage aux îles Lofoten durant l’hiver 2010, il est tombé amoureux de cette région où il est revenu à de nombreuses reprises depuis. « La symphonie des nuages » est une tentative pour montrer la beauté exceptionnelle des Lofoten avec l’aide de nouvelles technologies telles que « time-lapses » et des images aériennes filmées par un drone. La plupart des séquences ont été filmés au lever et au coucher du soleil quand la lumière est la plus spectaculaire et que les touristes sont couchés. Ceci est par ailleurs une superbe manière d’explorer les Lofoten durant la haute saison ;-)
Vous pourrez voir plus de photos prise par Alex et suivre ces futurs projets ici.

Abattage de l'aigle royal en Norvège

Kongern Kjetil Schjlberg3

Photo: Kjetil Schjølberg

Gigot d’agneau ou biodiversité?

Nous sommes récemment tombés sur un article de la fédération ornithologique Norvégienne (NOF), relayé par la fédération locale des Lofoten  (Lofoten Lokallag) et il nous a paru important de partager ici.

D’après cet article (dont vous trouverez la traduction française ci-dessous), le parlement Norvégien, sous la pression du lobby des éleveurs d'ovins et de rennes, s’apprêterait à autoriser la chasse des aigles royaux, une espèce protégée partout en Europe et dans le reste du monde.

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Faut-il randonner à Reinebringen ?

Hiking Lofoten Islands Reinebringen 1

Chaque été un grand nombre de randonneurs se lancent dans l’ascension du Reinebringen sur l’île de Moskenesøya dans l’archipel des Lofoten. En temps qu’utilisateurs de ce site, vous avez été nombreux à nous demander pourquoi nous ne mentionnons pas cet itinéraire dans la rubrique « Les Rando ». 

Voici donc notre réponse.

D’abord, nous pensons que l’ascension au col de Reinebringen ne constitue pas à proprement parler une randonnée. En effet, il s’agit d’une montée vertigineuse d’environ 1km dont l’issue est un petit col avec un point de vue impressionnant sur le village de Reine et le fjord du même nom.

Bien que nous ne boudons pas les beaux points de vues, et ne rechignons pas à gravir des pentes abruptes pour y accéder, nous pensons que cette ascension n’en vaut pas la peine pour les raisons suivantes :

Tout d’abord, il existe à proximité des montagnes qui offrent des panoramas tout aussi impressionnants à leur sommet mais également tout au long de la marche d’approche. La randonnée de Helvete qui conduit au sommet de Veinestinden est à notre avis, infiniment plus intéressante que la randonnée de Reinebringen ! Il en va de même pour l’ascension de Brunakseltinden ou de Munkan

Le terrain pour accéder à Reinebrigen est de plus en plus dangereux. Nous assistons, années après années à une dégradation du « sentier », dû au passage d’un trop grand nombre de marcheurs dans un environnement qui ne s’y prête pas. Il en résulte que le terrain, extrêmement pentu, est devenu raviné et friable, à de nombreux endroits il ne reste plus que des dalles très inclinées, particulièrement dangereuses lorsque le sol est mouillé.
 Sur ce parcours particulièrement pentu et par endroit technique, certains « randonneurs » se sont mis à créer de nouveaux sentiers parallèles à chaque fois qu’ils estimaient le parcours précédent trop usé ! Le versant de la montagne, totalement labouré, est en train peu à peu de se transformer en une multitude de sillons propices aux éboulements et aux chutes. 
Des bruits courent que la commune de Moskenes envisagerait d’aménager le parcours, mais à l’heure qu’il est rien n’a encore été fait.

A ce sujet, il nous semble important de rappeler, et ceci est valable pour toutes les randonnées aux Lofoten, que pour minimiser l’impact de la marche en milieux sauvage, il est capital de suivre les sentiers (quand ils existent).  

Pour ces raisons, et même si nous comprenons aisément le sentiment de fierté de la population locale qui envoie massivement les touristes estivaux vers ce point de vue, nous pensons que cette excursion n’est pas indispensable. Pour ceux qui souhaiteraient tout de même y monter pour se faire leur propre idée, nous mettons à disposition le tracé GPX de ce parcours sur le site.

L’équipe Rando-Lofoten

La vidéo de Renan

Amateurs de marche, amateurs de pêche, je souhaite partager cette vidéo avec vous.

Elle résume ce que j’appellerai un FishingTrek entre les étapes 6 et 10 de la grande traversée proposées sur le site. Réalisée sur fin Juillet / début Août 2016, nous avions seulement 10 jours de vacances, nous avons donc privilégié la dernière partie de la grande traversée (la plus belle et celle qui nous semblait la plus appropriée à la pêche).
Nous avons aussi coupé en 2 les étapes proposées:
1) pour pouvoir marcher plus tranquilou
2) pour bivouaquer au bord de l'eau et se laisser un temps de pêche quotidien suffisant
Entre eau salée et eau douce les spots abondent et les poissons pullulent !! Ce trip fut magique ! :lol:
Votre site est juste génial et c'est grace à vous si nous avons pu organiser facilement ce périple.

Au vu de l’engouement porté a notre vidéo et pour répondre aux différentes questions posées sur le forum. Nous décidons de rédiger ici un article de voyage.

Photo du mois

Pygargue (www.rando-lofoten.net)

Pygargue à l'affût dans le fjord de Skjelfjorden (photo Magdalena Brede)

Retour de terrain

berbis agneaux lofotenRandonnées entre amis aux Lofoten
"Mercredi cap vers le nord randonnée de Matmora. Départ trouvé grâce au point GPS, un portillon sans aucun panneau, on hésite ...par change...grâce à ça, on découvre juste en face du départ un beau et gros phoque entrain de faire la star sur son rocher!!!
Allez on monte, et rapidement, on surplombe un lagon d'une beauté à faire monter les larmes..."

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Hiver boréal aux îles Lofoten

Circuit raquettes 8 jours - à partir de 1290€*/personne

randonneurs lofoten raquttes

Rando-Lofoten et l’agence de voyage Exploranor vous propose un circuit exceptionnel avec 2 dates du 25 février au 11 avril, pour découvrir les îles Lofoten des raquettes aux pieds. Durant une semaine vous arpenterez les îles pendant les courtes journées d’hiver, côtoyant vallées, fjords, sommets escarpés et mer. Le soir vous pourrez admirer les magnifiques aurores-boréales courantes dans ces régions polaires. Hébergement dans des Rorbus (cabanes de pêcheurs) et ambiance chaleureuse

Découvrez le circuit complet

* voir conditions sur le site exploranor.fr

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Dernières News

Statistiques de consultation !

100.000 visites et plus de 1.000.000 pages vues depuis le 1er janvier 2015 !

Pour découvrir l’ensemble des statistiques de consultation de rando-lofoten pour l'année 2014 avec les données précises en provenance de Google Analytics, cliquez ici. (Les statistiques finales de consultation pour l'année 2015 seront publiées en janvier 2016)

Des cartes toujours plus précises !

La rubrique « Les randos » s’améliore, grâce au travail de Frank Ingermann et au fantastique fond de carte vectorisé de Norgeskart.no(de l’institut national de cartographie norvégien - Kartverket) Rando-Lofoten, vous propose des Topos-guides toujours plus précis et professionnels. Venez les découvrir et téléchargez nos derniers tracés GPS !

Découvrir les randonnées

Aurores Boréales

Découvrez les prévisions d'aurores boréales aux îles Lofoten, grace au satelitte NOAA-POES de la "National Oceanic and Atmospheric Administration"

Prévision aurores boréales aux Lofoten

Durée du jour

L’archipel des Lofoten se situant au dessus du cercle polaire arctique il en résulte une période de jours permanent en été et inversement une période de nuit permanente en hiver. Entre ces deux extrêmes, la durée des jours et les nuits varie énormément en fonction de la saison.
Pour l’organisation de votre voyage il est important de prendre en compte ce phénomène dû à la latitude élevée de cette région 68°N.

Découvrez le calendrier des heures de jour et de nuit au Lofoten

Translation

We are proud to announce you that "Rando-Lofoten" is now fully available in English language! To view our web site in English simply click on this link or on the little flag on the top of this page.

Tracés GPS

  • Les tracés GPS des randonnées sont disponnibles et peuvent être téléchargés gratuitement à partir de la rubrique "les randos"!

Bateau

Reine/Vindstad/Kjerkfjord

Si vous souhaitez vous rendre à la station électrique de Forsfjord et que vous ne voulez pas prendre le bateau MS Fjordkyss (http://www.reinefjorden.no) qui assure une liaison "irrégulière" entre Vindstad et Forsfjord, il est maintenant possible de faire cette étape à pied.

Vous trouverez ici le tracé GPX et la carte du sentier reliant Vindstad à Forsfjord. Cette nouvelle possibilité peut intéresser en tout premier lieu les randonneurs qui effectuent le parcours de la grande traversée des Lofoten.

Qui est en ligne?

Nous avons 905 invités et 3 inscrits en ligne

  • Dimy Sandy
  • JanEls
  • Ragnar

Lofoten Webcams

Photos mis à jour toutes les 40min

Nord des îles

Laukvik - Austvågøya
Kabelvåg - Austvågøya
Henningsvær - Austvågøya

Centre des îles

 Gimsøya
Mairie de Leknes - Vestvågøya
Kongsmarka - Vestvågøya

Sud des îles

E10 Kåkernbrua - Moskenesøya
Port de Moskenes - Moskenesøya

Conversation avec un chasseur de sommets

C’est durant l’ascension du sommet de Narvtinden, que nous avons rencontré Håkon et sa copine Kristin. Au col, avant le raidillon final, nous avons aperçu deux randonneurs accompagnés d’un petit chien noir qui gravissaient d’un pas alerte la pente à 40° . Malgré la courte distance qui nous séparait nous n’avons pu les rejoindre qu’au sommet, où nous avons tout de suite sympathisé…
Håkon, est un Norvégien de 33 ans, il a accepté de répondre à nos questions et nous a donné rdv… dans la nature, sur un petit sommet au-dessus de la plaine de Leknes à deux pas de l’hôpital de Gravdal où il travaille comme radiologue. Nous sommes sur son « terrain de jeux ». Il y vient le soir après le travail pour courir ou juste pour s’aérer.


 
HakonRando-Lofoten : Est-ce que tu pratiques d’autres sports que la randonnée ?

Håkon : J’ai été très actif comme skieur de fond (langrennsløper), mais ça commence à dater un peu maintenant. J’avais envie de me lancer sérieusement dans cette discipline lorsque j’étais plus jeune, mais j’ai du arrêter de la pratiquer quand j’avais 17 ans à cause de différentes blessures. D’abord je me suis blessé au genou et à l’époque on n’a pas trouvé ce que c’était. Puis lorsque je m’y suis remis je me suis blessé au coude.

Rando-Lofoten : Tu pratiquais ce sport à un haut niveau ?

Håkon : Eh bien, à l’âge de 16 ans j’ai gagné le championnat du nord de la Norvège dans ma catégorie (nord norges mesterskap). Mais bon je n’ai rien fait depuis. Enfin, je continue quand même à m’entrainer. J’aime m’entrainer et garder la forme physique. Je pratique la course à pied l’été, et l’hiver je fais des entrainements d’endurance, et je fais du ski de fond, à la fois du classique et du skating. En hiver ce que j’aime également c’est faire des longues randonnées à ski en tirant un pulk (traineau) de chalet en chalet. J’ai aussi le goût un peu particulier de dormir sous tente en hiver. La plupart des gens trouvent que c’est trop froid, mais moi j’aime ça et puis j’ai la chance de ne pas être trop frileux.
J’ai beaucoup de chance avec mon emploi du temps à l’hôpital où on a des roulements. Du coup j’ai souvent cinq ou six jours de libre d’affilée, et alors je pars sur le continent, où j’ai pas mal d’amis que j’appelle, et je vois s'ils ont le temps et l’envie de venir avec moi. Je fais aussi pas mal de kayak de mer et j'ai l'habitude de partir une fois par an quinze jours en autonomie totale seul ou avec des amis.

Rando-Lofoten : Lorsque nous nous sommes rencontrés la première fois, tu nous as parlé d’une sorte de challenge, qui est celui de monter sur tous les sommets des îles ? Peux-tu nous en dire plus ?

Håkon : En fait cela a commencé chez moi, dans les Alpes du Lyngen, où j’avais déjà pris l’habitude de marcher sur des sommets. J’ai grandi avec cela. La première fois que je suis allé en montagne j’avais deux ans et je ne voulais pas rester dans le porte-bébé. Je voulais absolument marcher (rires). Donc c’est une longue histoire. D’une manière générale j’ai toujours eu une grande attirance pour la montagne et ce, à différents égards. D’une part, il y a l’aspect physique, j'aime me maintenir en forme, mais c’est aussi et surtout la Nature en elle-même. Lorsque je suis arrivé aux Lofoten il y a cinq ans, j’ai commencé à marcher sur différents sommets et j’ai eu vent de quelqu’un qui avait gravi tous les sommets au-dessus de 100 m d’altitude à Vestvågøya (île du centre des Lofoten). Je me suis dit que monter sur des sommets de 100 m c’était un peu trop bas. Ce n’est pas qu’il faille absolument que la démarche se transforme en un exploit sportif, mais en fixant une limite située à seulement 100 m d’altitude, tu es obligé de grimper sur toutes les petites collines et donc de passer pas mal de temps le nez sur la carte. Je trouvais que c’était un peu idiot. J’avais déjà été sur un bon nombre de sommets aux Lofoten et puis je me suis dit, pourquoi ne pas faire les sommets restants, histoire de l’avoir fait. Cette envie de monter sur tous les sommets vient du fait que j’aime de manière générale, aller dans des endroits nouveaux. C’est excitant, car on ne sait jamais avant comment l’ascension va être en réalité. Comment ça va être d’y marcher en vrai ? Ce que l’on voit sur la carte c’est une chose, mais arriverai-je au sommet ? Certains d’entre-deux sont tellement abrupts et raides que je ne sais pas lorsque je démarre si j’arriverai en haut. Et bien sûr, savoir comment est la vue de là-haut ? Bien qu’on ait été sur le sommet voisin, on ne sait pas comment cela sera sur celui-ci.
Ma motivation est de découvrir comment c’est sur le terrain, c’est par curiosité et bien sûr pour les expériences et les sensations que l’on a dans la nature, avec les animaux par exemple. Mais il est vrai que le contact avec la nature tu peux l’avoir même si tu gravis toujours le même sommet. Donc c’est un plus d’aller toujours dans des endroits inconnus, ça donne un côté un peu mystérieux à la chose (rires)… et ça donne un objectif.

Rando-Lofoten : Combien de sommets as-tu gravi depuis que tu as commencé il y a 5 ans ?

Håkon : Sur l’île de Vestvågøya, j’ai gravi environs 140 sommets au-dessus de 300 m d’altitude, mais ça dépend un peu des critères que l’on prend pour le comptage… Je n’ai pas suivi de règles strictes si l’on peut dire. En gros, j’ai été sur tous les sommets en tant que tels (qui ont un nom).  J’ai ensuite commencé sur l’île de Flakstad, et là-bas j’ai dû en gravir 80 environ. Je suis donc monté sur tous les sommets de l’île. Et puis j’ai démarré sur Moskenesøya. Dans la partie nord de cette île il me manque qu’ Ulvstinden (le pic du loup) et les sommets de Lillejordtinden. Dans la partie du sud de l’île, je n’y suis pas encore beaucoup allé, c’est en cours.

toundraRando-Lofoten : En ayant fait tous les sommets de Flakstadøya et de Vestvågøya et maintenant ceux de Moskenesøya, tu es presque arrivé au but. Que vas-tu faire ensuite, as-tu déjà une idée d’un nouveau challenge ?

Håkon : Il reste l’île de Vågan sur les Lofoten, mais je ne me suis pas encore décidé à vrai dire. Aussi parce que j’ai une préférence pour les paysages à la végétation basse (rase), les paysages ouverts. Pour moi c’est ce qu’il y a de plus beau. Que ce soit pour randonner ou planter ma tente, je préfère ce type de végétation (il nous montre de la main l’épaisse couche molletonnée sur laquelle nous sommes assis, constituée par des mousses, des lichens et des petits arbustes). A Vågan il y a beaucoup d’arbres, de forêt, et il faut presque avoir une scie avec soi pour se tailler un passage jusqu’à certains sommets. Mais je ne dis pas non.

Rando-Lofoten : Et après les Lofoten vas-tu poursuivre la chasse aux sommets ailleurs ?

Håkon : Non, enfin, je ne sais pas en fait. Je le prendrai comme ça vient. C’est devenu pour moi, pas vraiment une obsession,  mais ça capte mon intérêt en tout cas. (rires)

Rando-Lofoten : Est-ce que ton « intégration » aux Lofoten a été facile ?

Håkon : Cela a été très facile pour moi. Le nord de la Norvège (Nord Norge) a la réputation d’être très accueillant. Il y a une grande différence entre le nord et le sud du pays. Par exemple dans le nord de la Norvège, il est envisageable de prendre un autostoppeur et de le ramener à la maison, l’inviter à diner et lui proposer de passer une nuit ou deux. Ce sont des choses qui peuvent se passer. Beaucoup de Norvégiens venant du sud sont d’ailleurs surpris par l’accueil et la relative facilité d’être invité. Pour moi, de ce côté-là, il n’y a pas de différence entre les Lofoten et l’endroit d’où je viens (Lygen) qui sont tous les deux dans la même région. Il y a des petites différences locales dans le Norland bien sûr. A Bodo par exemple les gens sont plus réservés, alors qu’à Tromso, qui est une ville étudiante, tu peux facilement parler à n’importe qui dans la rue.

Rando-Lofoten : Pour en revenir à la nature, y a-t-il quelque chose de spécial ici au Lofoten par rapport à l’endroit d’où tu viens ? Beaucoup de gens, à l’étranger comme en Norvège, parlent et rêvent de cet endroit.

Håkon :  Je me rappelle très bien de la première fois que je suis arrivé aux Lofoten. J’ai pris la voiture et j’ai traversé le fjord en ferry, car je vivais à Bodo à l’époque. Je me rappelle parfaitement, lorsque le bateau a ouvert sa mâchoire de fer, et que j’ai entraperçu les Lofoten. Tu arrives au quai de Moskenes et tu as l’impression que les montagnes te tombent littéralement dessus. Ce qui est particulier c’est que les montagnes, bien qu’assez basses par rapport à ailleurs, sont extrêmement rapprochées. Il y a peu de végétation et tout parait très proche.
Les Lofoten ont souvent été comparées aux Alpes du Lygen en miniature.  Et pour moi qui ai grandi au Lyngen, je le comprends, car que ce soit ici ou aux Lyngen, tu as toujours le fjord, la mer omniprésente. La grande différence c’est la hauteur des montagnes: elles sont beaucoup plus hautes dans le Lyngen. En effet, le plus haut sommet d’où je viens, culmine à 1833 m, et en moyenne elles sont plutôt autour de 1200 ou 1300 m. Aux Lofoten, si on fait une moyenne, ça doit plutôt avoisiner dans les 600-700 m.
Ce qui me plait beaucoup aux Lofoten, ce sont tous ces petits endroits, toutes ses petites grappes de maisons, comme à Nusfjord, vers Sund, tous ces petits hameaux dispersés sur l’archipel. Je dirais que c’est un petit monde en soit, un monde de contes dans lequel on ne se sent pas enfermé, car les paysages sont très ouverts.

Rando-Lofoten : Est-ce que les Norvégiens, et plus précisément les gens des Lofoten, ont une relation spéciale avec la nature, et si oui, pourquoi à ton avis ?

Håkon : Pour cela, il faut remonter un peu dans le passé, à l’époque où il n’y avait pas encore de magasins et tout le reste. Les hommes ici, ont vécu très proches de la nature par nécessité, par le fait qu’ils en tiraient leur subsistance, à travers la pêche. C’était l’alimentation principale aux Lofoten et on en voit les traces aujourd’hui avec les maisons sur pilotis (rorbu). Les maisons étaient construites dans l’idée que la pêche était ce qu’il y avait de plus important. C’était une nécessité vitale que d’être proche de la nature. Il y a beaucoup d’histoires à ce sujet. Elles relatent le fait que les pécheurs connaissaient par cœur les moindres recoins du rivage et qu’ils leur suffisaient d’entrapercevoir un petit bout de terre à travers la brume pour identifier le lieu où ils se trouvaient. Ils devaient connaitre la nature pour survivre et devaient apprendre tout un tas d’astuces pour cela. Il n’y a pas de doute sur le fait qu’il y a des différences entre les gens des Lofoten, qui sont plus proches de la nature, et les personnes des grandes villes, surtout par le passé, où on se procurait déjà en ville la nourriture d’une tout autre façon.
Mais aujourd’hui, au Lofoten il y a quasiment autant de chance pour moi quand je me balade en montagne de rencontrer un touriste qu’un local. Il n’y a pas tant de locaux qui randonnent ici. Dans le sud de la Norvège qui est bien plus peuplé, il y a des treks et des randonnées très populaires (Hardangervida, Jotunheimen…), où l’on croise beaucoup de monde. Tandis que dans le nord de la Norvège, que ce soit dans les Alpes du Lyngen ou dans les Lofoten, il y a quasiment plus de chance de croiser un touriste qu’une personne du coin.

Rando-Lofoten : Le fait que les locaux ne pratiquent pas beaucoup la randonnée n’est-il pas lié au fait que leur vie était intégralement tournée vers la pêche et donc vers la mer plutôt que l’intérieur des terres ?


Håkon : C’est vrai qu’il n’y avait pas grand-chose à chasser ici. Pas de gros mammifère par exemple. On a retrouvé des restes d’oiseaux que les anciens chassaient, mais c’est à peu près tout.
Si je peux mentionner une anecdote, ça me fait penser que je suis allé faire une randonnée vers chez moi sur le continent, et j’y ai rencontré un vieux monsieur. C’était l’hiver et il m’a autorisé à me garer chez lui. Je monte ensuite dans la vallée, je fais une grande balade, j’étais seul, et quand je reviens il me demande quel était le but de ma balade … et puis il me raconte qu’il avait beaucoup été en montagne lui-même lorsqu’il était enfant, mais que c’était pour chasser les perdrix. Ils avaient donc une raison d’y aller. Il n’arrivait pas à comprendre pourquoi j’allais seul dans la nature, sans aucun but à ses yeux. De même lors d’une balade en kayak où j’étais seul, un homme à bord d’un bateau vient me voir et se met à discuter. Très rapidement il m’explique, qu’un peu plus loin vers le fond du fjord se trouve un chalet et qu’il y a du monde, et que je ne dois surtout pas hésiter à y aller pour bavarder. J’avais vraiment l’impression qu’il pensait que je manquais de compagnie. Il ne concevait pas que je pouvais être là tout seul pour le plaisir.

Rando-Lofoten : Et les jeunes générations de Norvégiens sont-ils randonneurs ?

Håkon : Il y a de grandes attentes vis à vis des activités de plein air. Les offices du tourisme norvégiens ont beaucoup mis en avant ces activités. Il y a aussi eu des publicités à la télé. Il en est également beaucoup question dans les débats de santé publique. Être actif, aller randonner est devenu quelque chose d’un peu branché, et c’est un phénomène croissant. Il faut dire que les choses ont beaucoup changé en Norvège. Si on regarde la génération de mon père, ou plutôt celle de mon grand-père, ils étaient tellement fatigués par leur travail qu’à la fin de la semaine, il n’était question que de repos. Mais nous avons aujourd’hui du temps pour aller nous balader et je suis conscient qu’en Norvège on ne travaille plus aussi dur, ou en tout cas pas autant d’heures que dans certains pays. Tout le monde ne va pas marcher pour autant et les recherches montrent d’ailleurs que les personnes avec une éducation plus grande, de manière générale, font plus attention à leur forme et sont donc ceux qui pratiquent le plus une activité physique.


SolbjornvatnetRando-Lofoten : Nous ne sommes finalement pas très loin de la Laponie, est ce que les Sami ont une relation différente avec la nature par rapport au reste des Norvégiens ?

Håkon : Je connais plusieurs histoires sur les Lapons. Ils connaissent très bien le vida (plateau de toundra). Pour nous, tout ce ressemble, il y a des bosses qui se ressemblent toutes. Et bien eux sont capables de trouver leur chemin sans GPS et sans carte. Ils ont la carte ici, dans la tête. C’est incroyable, il peut n’y avoir aucune visibilité, mais ils trouveront leur chemin au bout du compte. J’ai une parente qui travaille à Svalbard (Spitzberg) comme responsable du sauvetage et elle m’a raconté une histoire à ce sujet. Un groupe s’égare dans la nature et se divise, si bien qu’un Sami se retrouve seul. L’autre partie du groupe finit par arriver à Longyearbyen (capitale du Spitzberg), mais le Sami était manquant. Quelqu’un a dit alors, sur le ton de la plaisanterie : «Voyons c’est un Sami, il trouvera bien son chemin». Et effectivement, il a fini par réapparaitre, il n’avait pas de GPS, rien pour lui permette de se repérer et il n’y avait aucune visibilité ainsi qu’un fort vent. A son arrivée, on lui a demandé comment il avait fait. Il a répondu de manière humoristique : « J’ai reniflé ma route ». Ils ont quelque chose de plus.
Mon père, qui était à l’école près d’Alta (ville en Laponie norvégienne), m’a raconté qu’il devait partir à la pêche avec des amis lapons. Il avait plu des trombes pendant plusieurs jours consécutifs. Tout était trempé et mon père s’était dit - car ils allaient faire un feu -   que ça ne prendrait jamais. Mais penses-tu, en quelques secondes le feu était allumé. Et en apparence tout était détrempé. Ils savent comment s’y prendre.


Rando-Lofoten : Y a-t-il beaucoup de Sami qui vivent aux Lofoten ?

Håkon : Il y en a un certain nombre. J’ai moi-même du sang lapon. Je dis pour rire que j’ai des gènes très anciens des peuples originels (rires). Dans le Lyngen, il y avait autrefois des rencontres entre les trois branches suivantes : les Nordmen (norvégiens), les Kvens (minorité ethnique en Norvège, originaire de la Finlande du nord et de la Suède ayant immigré au nord de la Norvège au 18e et au 19es) et les Sami. Ces peuples se sont mélangés. En ce qui me concerne il faut remonter un peu dans l’arbre généalogique, mais j’ai par exemple des cousins Sami qui sont éleveurs de reines dans le Finnmark. Les Sami ont été longtemps oppressés en Norvège. Mais cela a changé aujourd’hui. Chez moi, dans le Lygen, on trouve des panneaux dans les trois langues, le Sami, en Kven et en norvégien, ce sont toutes des langues officielles.

De grands corbeaux passent au-dessus de nos têtes et ont l’air de s’amuser avec le vent qui balaye le haut de la crête où nous nous trouvons. Ils volent deux par deux de manière parfaitement synchronisés.


Rando-Lofoten : Ce n’est peut-être pas très poétique, mais ces oiseaux volent comme des avions de chasse !

Håkon : Oui, ils s’entrainent en jouant. C’est un des rares oiseaux à pouvoir voler à l’envers.
 J’ai d’ailleurs eu des rencontres incroyables avec des oiseaux et notamment avec des aigles. Une fois, je devais être à proximité d’une zone de nidification. Une dizaine d’aigles adultes ont commencé à tourner au-dessus de ma tête. Et au moment précis où j’ai levé la tête pour les regarder, j’ai vu un des aigles ouvrir ses serres et une petite motte de terre est tombée à mes pieds. C’était un avertissement, même si je n’ai jamais entendu parler de vraies attaques d’aigle. Une expérience similaire m’était déjà arrivée alors que je me trouvais très près d’un nid d’aigle. Le parent, avait fait semblant de me foncer dessus. Il s’est quand même arrêté à une vingtaine de mètres au–dessus de ma tête, c’était du bluff, mais ça impressionne quand même surtout lorsqu’il plonge les serres en avant.  Une autre fois, sur le haut d’une montagne, je cherchais un chemin alternatif pour redescendre et je suis arrivé au bord d’une falaise qui tombait à pic. Je me suis légèrement penché au-dessus du vide pour voir, et à une cinquantaine de centimètres sous mes pieds, il y avait là un aigle assis dans son nid (les pygargues à queue blanche peuvent faire jusqu’à 2 m 70 d’envergure, ils ont un corps de la taille d’un chien). Il a tourné sa tête vers moi et m’a regardé. Je l’ai regardé un bon moment, et il n’a pas bougé. Je m’en rappellerai toute ma vie. Ce n’est que sur la redescente que je me suis dit que j’aurais pu le prendre en photo, mais bon, ça n’aurait peut-être pas donné grand-chose, et puis ça n’aurais pas égalé l’image que j’ai gardé dans la tête.

 Interview en norvégien réalisé et traduit par David et Magdalena, le 5 septembre 2013

Rando-Lofoten : Ce n’est peut-être pas très poétique, mais ces oiseaux volent comme des avions de chasse !

 

Håkon : Oui, ils s’entrainent en jouant. C’est un des rares oiseaux à pouvoir voler à l’envers.

 J’ai d’ailleurs eu des rencontres incroyables avec des oiseaux et notamment avec des aigles. Une fois, je devais être à proximité d’une zone de nidification. Une dizaine d’aigles adultes ont commencé à tourner au-dessus de ma tête. Et au moment précis où j’ai levé la tête pour les regarder, j’ai vu un des aigles ouvrir ses serres et une petite motte de terre est tombée à mes pieds. C’était un avertissement, même si je n’ai jamais entendu parler de vraies attaques d’aigle. Une expérience similaire m’était déjà arrivée alors que je me trouvais très près d’un nid d’aigle. Le parent, avait fait semblant de me foncer dessus. Il s’est quand même arrêté à une vingtaine de mètres au–dessus de ma tête, c’était du bluff, mais ça impressionne quand même surtout lorsqu’il plonge les serres en avant.  Une autre fois, sur le haut d’une montagne, je cherchais un chemin alternatif pour redescendre et je suis arrivé au bord d’une falaise qui tombait à pic. Je me suis légèrement penché au-dessus du vide pour voir, et à une cinquantaine de centimètres sous mes pieds, il y avait là un aigle assis dans son nid (les pygargues à queue blanche peuvent faire jusqu’à 2 m 70 d’envergure, ils ont un corps de la taille d’un chien). Il a tourné sa tête vers moi et m’a regardé. Je l’ai regardé un bon moment, et il n’a pas bougé. Je m’en rappellerai toute ma vie. Ce n’est que sur la redescente que je me suis dit que j’aurais pu le prendre en photo, mais bon, ça n’aurait peut-être pas donné grand-chose, et puis ça n’aurais pas égalé l’image que j’ai gardé dans la tête.

 

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